5 février 2018 assistante

LES 6 RÔLES CLÉS DU MANAGER

Etes-vous plutôt Leader, Commandant ou Organisateur ?

Quels que soient la taille ou le secteur d’activité de l’entreprise, le profil de l’équipe, tout dirigeant ou manager exerce ses missions au travers de différents rôles, missions. Le modèle CCOALA définit 6 grands rôles-clés. Chaque rôle-clé est associé à des pratiques managériales concrètes. Le modèle CCOALA part du postulat que tout « bon » manager doit pouvoir mobiliser les 6 rôles car chaque profil correspond à des situations managériales spécifiques. Les 6 rôles sont incontournables dans la gestion d’un groupe humain. Suivant les situations, la place du manager dans l’organisation, certains rôles doivent être exprimés plus que d’autres. Par exemple, un directeur général agira beaucoup plus sur le rôle de Leader que sur celui d’Organisateur.

Dans la réalité, selon son histoire et sa personnalité, chaque manager est plus ou moins à l’aise pour mobiliser les 6 rôles. Il active régulièrement et facilement 2 ou 3 profils qui correspondent à ses profils forts (compétences et préférences) et active peu l’un ou plusieurs profils qui correspondent à ses « anti-profils » et qui peuvent donc le mettre en difficulté dans certaines situations managériales.

rôles du manager

Le rôle de LEADER

Premier rôle du manager, le leader se caractérise par son enthousiasme, sa capacité à se projeter dans le futur et imaginer pour son entreprise, son service, une vision. Stratège, il sait anticiper les besoins du marché, déceler les enjeux de l’environnement. Positif, enthousiaste, créatif, il aime prendre des risques, déplacer des montagnes, aller de l’avant. Il sait se projeter à moyen terme (3 à 5 ans). Ce rôle est évidemment clé pour un directeur général ou directeur de service. Il est également important pour un manager opérationnel, mais souvent plus difficile à activer car il demande de se dégager des contingences opérationnelles pour prendre du recul. Combien passez-vous de temps à définir votre vision MT et LT, à analyser les enjeux de votre service ? Où voulez-vous aller à 3 ans avec vos collaborateurs ? Quels nouveaux produits, services voulez-vous lancer ?

Une fois cette vision définie, le leader doit pouvoir la partager, mobiliser et entraîner son équipe, son entreprise autour de cette vision. Ses qualités de communication, son optimisme, son charisme et sa capacité à développer un leadership partagé sont essentiels pour fédérer autour de cette vision ; sinon, le risque est de passer dans un leadership héroïque et directif avec un rôle de Commandant trop marqué.

Le rôle de COMMANDANT

Le commandant est un homme ou une femme d’action. C’est quelqu’un qui est profondément orienté résultats et qui sait exprimer clairement ses exigences. C’est un rôle parfois mal compris car on le confond avec la caricature du « petit chef ». Or, ce rôle est essentiel notamment dans les périodes de crise où l’équipe a besoin devoir qu’il y a un capitaine à la barre. Ses 3 points forts sont le courage car les obstacles ne le découragent pas, la franchise car il sait dire les choses même celles qui ne sont pas faciles à dire et le sens de la décision car il sait trancher dans les situations difficiles là où d’autres feraient preuve d’hésitation.

La façon de rendre ce rôle excellent passe par un travail sur communication et la délégation. Une fois qu’il a bien expliqué ce qu’il souhaite, le commandant a intérêt à laisser son équipe agir. Attention sinon aux excès de directivité ou d’ingérence qui pourraient démotiver l’équipe et se caractériser par un leadership héroïque.

L’ORGANISATEUR

L’organisateur est avant tout quelqu’un de rationnel. Il sait mieux que quiconque trouver la meilleure répartition des ressources par rapport à la charge de travail. Il aime optimiser les procédures et construire les plannings.

C’est typiquement un rôle-clé pour structurer une équipe. Il est donc particulièrement approprié dans des activités en démarrage ou lorsqu’il y a besoin de réorganiser. Sa puissance d’analyse lui permet d’évaluer rapidement une situation et de définir des priorités. Il sait prendre des décisions en se basant sur du factuel et recherche l’amélioration continue et l’optimisation. L’organisateur fera des merveilles s’il complète sa capacité d’analyse par une communication simple et claire à l’opposé du syndrome de l’usine à gaz. Peu centré sur les hommes, un manager très Organisateur devra veiller à activer l’Animateur, ce qui est souvent compliqué car ce sont deux rôles opposés mais pourtant très complémentaires.

Rendez-vous dans notre prochain article pour découvrir les profils d’Animateur, Coach et Arbitre.

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